L’immigration et l’organisation de la diaspora Camerounaise

Aujourd’hui en France comme dans la plupart des pays Européens, on remarque la montée des groupes nationalistes.

Ces groupes pointent du doigt les immigrées comme étant la source de tous leurs maux. L’extrême droite européenne n’a évidemment pas changé : c’est, aujourd’hui comme hier, la haine de l’autre qui la nourrit, la peur de l’étranger. Mais elle se pare d’un masque, plus présentable, d’un « raisonnement » économique et social qui, alors que l’Europe traverse une crise, trouve des oreilles attentives.

Ici, nous nous sommes penchés sur ces affirmations qui semblent faire mouche chez beaucoup de citoyens.

Sentiment « anti-migration »

  • Image: http://enzaferreri.blogspot.fr/2013/03/france-will-be-40-percent-muslim-in-2030.html#axzz31j8gURqg

Selon l’OIM (l’organisation internationale pour les migrants), on compte aujourd’hui plus de 86 millions de travailleurs migrants, c’est-à-dire 86 millions de personnes qui travaillent dans un état qui n’est pas le leur ; si l’on considère les travailleurs migrants représentent 90 % du total des immigrés.

D’après la Convention internationale des Nations Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, un travailleur migrant est une personne exerçant une activité rémunérée dans un Etat dont il ou elle n’est pas un citoyen-né.

Les sondages d’opinion publiés dans « Transatlantic Trends of Immigration » montrent que 31% des citoyens européens pensent que l’immigration est responsable de l’augmentation du chômage, et 42% pensent que l’immigration réduit leurs perspectives salariales.

En période de crise ce sentiment « anti-immigration » est plus fort. « Transatlantic Trends of immigration » montre également que les Européens estiment à 24% la part de la population immigrée dans la population totale (contre 35% aux États-Unis et 37% au Canada). Alors qu’en réalité l’immigration est de 10% en Europe (14% aux États-Unis et 20% au Canada).

Les effets de l’immigration dans le pays d’origine :

L’organisation de la diaspora Camerounaise

Si l’immigration à une connotation négative, beaucoup de pays tirent aussi profit de ces travailleurs sur le plan économique comme sur  le plan démographique, elle permet au pays au sein desquels la population est vieillissante de rajeunir sa population et augmente sa force de travail (Ex : Espagne, Allemagne). Une augmentation de l’immigration est jugée comme profitable du point de vue des finances publiques.

Les pays d’origine profitent aussi de ces départs, puisque l’argent envoyé à la famille « Restée au Pays » permet d’avoir des meilleures conditions de vie. Cela bénéficie également à l’économie nationale.

Généralement, les immigrants vont vers les pays qui ont un lien historique avec elles, (colonial). Les Camerounais migrent aux quatre coins du monde, Amérique du Nord, Europe du Nord et du Sud, L’Australie et le Japon.

L’OCDE (L’Organisation de coopération et de développement économiques) en 2000 comptait 600000 migrants d’origine Camerounaise. Asie et L’Océanie représentent 1 %, Amérique du Nord  plus 22 %, et L’Europe 77 % avec une concentration à l’ouest.

Pour les raisons historiques, la France représente 56 % membres des membres de la diaspora Camerounaise. Ce qui a permis aux mouvements associatifs de s’étendre notamment en île- de -France

Dans leurs déplacements, les migrants Camerounais on ressentit le besoin de se réunir pour s’entraider. C’est dans cette perspective que sont nés les mouvements associatifs Camerounais. Depuis 1997-2007 les mouvements associatifs Camerounais n’ont cessé de fleurir.

Pierre Kamdem spécialiste en migrations internationales et intégration s’interroge sur l’origine, la structure et l’avenir de ces mouvements associatifs Camerounais dans son ouvrage « Le Mouvement associatif de la diaspora Camerounaise » Il explique que trois périodes ont massifié la diaspora Camerounaise en France. La période coloniale, Gaullienne et Mitterrandienne. Entre 1997 et 2007, Pierre Kamdem fait le compte de 1235 évènements enregistrés auprès des services Français et seulement 1 % concerne les dissolutions.  La région d’Île-de-France constitue 44 % des évènements enregistré en France.  Mais le Nord-Pas-de-Calais, le pays de la Loire, Rhône-Alpes s’affirment aussi. Et selon une enquête un Camerounais sur deux affirmerait appartenir à un groupe associatif.

Existe les associations religieuses comme  « Association Chrétienne des Baptistes Camerounais de France », politique « Association pour la gestion des idées du renouveau » ou encore sportives « Association France-Cameroun pour le développement et l’investissement ».

La structure de l’organisation est majoritairement à but humanitaire pour aider leurs compatriotes. Elles ont aussi pour but d’aider les nouveaux arrivants à s’intégrer en France.  Elles se réunissent aussi selon leurs villages dans le pays d’origine. P.Kamdem souligne aussi que les associations veulent s’ouvrir au-delà de la « Camerounité » et attirer d’autres membres appartenant à d’autres nationalités.

 « La fuite des cerveaux »

On distingue deux types de travailleurs migrants et les normes varient selon ces deux profils.

  • Les travailleurs migrants peu qualifiés

Dans la première catégorie, on trouve les travailleurs agricoles saisonniers et les travailleurs domestiques, majoritairement des femmes. Ce sont les travailleurs les plus vulnérables. Ils bénéficient de conditions d’accueil moins favorables et leurs conditions d’admission sont plus restrictives : ils ne sont pas autorisés à partir avec leur famille et n’ont pas de liberté de déplacements pendant la durée de leur contrat. Des quotas (plafonds) sont souvent mis en place par les pays d’accueil pour limiter le nombre de travailleurs peu qualifiés.

les travailleurs migrants hautement qualifiés.

La deuxième catégorie, celle des travailleurs qualifiés ou spécialisés est plus avantagée, plus demandée. Ils sont plus mobiles, autorisés à se déplacer accompagner de leur famille. Leur permis de travail est généralement accordé pour une durée plus longue et renouvelable, avec la possibilité d’obtenir un permis de résidence permanente. Un des enjeux majeurs pour les pays d’émigration est-ce qui est couramment appelé « la fuite » ou  « l’exode des cerveaux ». Cette expression désigne la migration des travailleurs qualifiés ou des étudiants diplômés des pays du sud vers les pays riches ou « développés ». S’il constitue un avantage pour les pays du nord qui mettent en place des programmes pour les attirer, il s’agit à l’inverse d’un phénomène pouvant être perçu comme un frein au développement économique du pays d’origine.

Une étude française distingue les niveaux de qualification des immigrés selon trois niveaux de qualification.

–       Les immigrés avec diplôme secondaire supérieur :

 Les immigrés très qualifiés (diplôme supérieur au secondaire) contribuent davantage que l’autochtone moyen aux recettes de l’État

– Diplôme post-secondaire

La contribution des immigrés moyennement qualifiés (diplôme secondaire) est similaire à celle des résidents.

Les moins qualifiés sans diplôme ou avec diplôme inférieur au secondaire supérieur.

La contribution des immigrés peu qualifiés (diplôme inférieur au secondaire) est modeste, mais positive entre 25 et 55 ans. Il est vrai qu’à long terme sur l’ensemble de leur vie, ces immigrés non qualifiés coûtent plus cher que ce qu’ils ne rapportent. À court terme, lorsqu’ils sont jeunes, ils contribuent faiblement, mais positivement aux finances de l’État.

Pour finir, on peut dire que les clichés ont la dent dure. Il est vrai que les immigrés bénéficient plus de prestation sociales que les autochtones mais majoritairement les immigrés occupent des postes peu qualifiés que les locaux ne souhaitent pas faire et qui sont faiblement rémunérés de ce fait, ils sont plus enclins à demander des prestations sociales. Le fantasme nationaliste selon lequel un pays sans immigrés conduirait à un réveil économique est par conséquent totalement faussée.À court terme l’immigration n’a pas d’effet positif sur l’économie, mais à long terme, celle-ci a pour effet de créer de la richesse puisque les immigrés consomment, épargnent, investissent. L’économiste Georges Borjas montre que l’immigration aux États-Unis aurait un effet sur le salaire d’un dixième à un pourcent.

En Europe, (Royaume-Uni, France) l’immigration pour les natifs est « complémentaire ». Celle-ci permet aux entreprises d’être plus compétitive et plus productive.

Sources :

Le point : dossier immigration « l’enquête qui dérange ».

Migration magazine.be

Le haut conseil à l’intégration

http://weblog.iom.int/

image: : http://enzaferreri.blogspot.fr/2013/03/france-will-be-40-percent-muslim-in-2030.html#axzz31j8gURqg

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Une réponse à “L’immigration et l’organisation de la diaspora Camerounaise

  1. Il y a quand même une chose à laquelle je ne suis pas d’accord dans votre article, c’est le fait que vous dites, que l’immigration permet de rajeunir une population vieillissante, alors là je vous coupe tout de suite……..
    Elle permet surtout à des entreprises peu regardantes sur les déclarations et autres d’embaucher des personnes étrangères même si elles sont qualifiées avec un salaire le plus minimum légal, alors que la jeunesse du pays, elle on ne la prend pas quand les anciens partent à le retraite par exemple parce que les dites entreprises seraient obligées de les payer le maximum !!!! C’est tout simplement mathématique….. Personnellement je suis pour l’immigration et les échanges culturels, mais nos entreprises ne pensent qu’à faire de l’argent, c’est l’argent qui dirige les politiques c’est bien connu !!!!!

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