Point sur l’économie en Afrique et au Cameroun:

 

Le Point 20 mars 2014

Le Point 20 mars 2014

Le 20 mars 2014 le point (le magazine politique) sortait un numéro époustouflant sur la croissance économique en Afrique.

Malgré les guerres, les conflits et la famine, on y apprend que l’Afrique est à un grand tournant grâce à une économie plus que florissante.
En effet le PIB du continent atteint 5,3% en 2014 et en 2040 « les ports Africains assureront le transit de plus de 2 milliards de tonnes de marchandises par an, soit à peu près la même quantité que celles transportées par les ports Américains en 2012 ». Si on peut compter sur les investisseurs étrangers Chinois, Américains et Indiens c’est bien les Africains qui sont à l’origine de cette économie époustouflante.
On y découvre plusieurs personnalités Africaines comme Youssu N’dour (chanteur, homme politique,) chef d’entreprise qui réalisent un chiffre d’affaires de 5 milliards de CFA (7,62 millions d’euros) grâce à ses chaines de radio, télé, et site internet et qui emploient 400 personnes.
Mais aussi Ngori Okonjo-Iwena ministre des finances au Nigeria (1er puissance économique d’Afrique/ croissance de 6,2%) dite « l’emmerdeuse » car la dame lutte activement contre la corruption. On apprend que l « emmerdeuse », en 2013 a fait baisser de 8% l’inflation du pays et le déficit du pays qui est de 1,86% est l’un des plus bas du monde.
Outre le Nigéria, l’Ethiopie (7% de croissance en 2013), la Sierra Leone (14% de croissance) et le Rwanda (plus de 7,5%) et bien d’autres pays connaissent un boom économique.
Nous nous sommes demandés ou se situait le Cameroun par rapport à « ce réveil économique de l’Afrique »
Le Cameroun est riche en ressources naturelles et notamment en bois (voir article sur la déforestation) jusqu’à l’après indépendance (1960) l’économie était prospère, l’agriculture est l’une des plus riches de l’Afrique et est sur le plan alimentaire le pays est autosuffisante. La découverte de pétrole en 1977 a fait en sorte que le pays ne subisse pas les effets de la crise de 1973. Et en 2003 on estimait la croissance annuelle à 4,1%.
Cependant 40% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et en 1998-1999 le Transparency international, disait du pays qu’il était le plus corrompu du monde « voir vidéo de Lapiro de Mbanga »), le IDH (qui mesure le niveau de développement des pays sans rester à leur poids économique) montre les difficultés des habitants et la PNUD (programme des Nations-Unies pour le développement) a classé le pays 142E (sur 197 que compte le monde)sur le plan mondial et la dette du pays s’élève à 10 milliards de dollars.
Dans le secteur primaire, les nouvelles découvertes sont rares toutefois la recherche de nouveaux gisements continue, dans le secteur secondaire la production industrielle stagné et le secteur tertiaire est dynamique et le Cameroun est en bonne position dans les activités de transport et de télécommunications.
Un récent rapport de la banque mondial publié 28 janvier 2013 annonce la reprise économique du pays avec une croissance à 4% en 2011, 5% en 2012. Elle cite comme principales sources l’agriculture (représentait 44% du PIB en 2004), la construction et l’industrie des services. Elle annonce également la hausse de la production pétrolière.
Mais cette richesse reste invisible dans le quotidien des Camerounais et au lieu de reculer, la pauvreté augmente.
Pour les opposants au régime la crise énergétique et les manifestations qui l’ont succédé depuis 2001 sont dû à la politique du gouvernement et de « L’homme-lion» (surnom que s’est donné le président).
Et selon Yris D Fondja Wandji (doctorant au centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP) de l’université Paris Dauphine) « Le Cameroun et la question énergétique » dit que pour résoudre les pénuries qui durent depuis quelques années, il faudrait un investissement de 500 millions de CFA .
Enfin l’ancien secrétaire des nations-unies Kofi Annan (1997-2006) reconnaît dans le magazine qu’il y a encore de nombreux progrès en ce qui concerne la gouvernance en Afrique et que c’est aux sociétés civiles de se réveiller pour mettre pression sur les élites.

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Une réponse à “Point sur l’économie en Afrique et au Cameroun:

  1. Le problème du Cameroun, c’est le pouvoir et les élites qui se masquent le visage, tombent et se noient dans l’océan de la corruption. Le potentiel des ressources est là, mais la gestion est calamiteuse, donc pas généreuse de profits.

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